Reconstruite en 1802, après le troisième grand incendie du village de Château-d’Oex son clocher contient quatre cloches. Son orge a été entièrement rénovée en 2012. Elle domine le village perchée sur la colline vestige d’un verrou glacière. 

   
 

 

 

Un premier orgue est installé en 1750. Complètement sinistré lors de l’incendie de 1800, il est remplacé en 1806 par un autre instrument réalisé par Jean-Jacques Mühry de Rieben. En 1923, installation d’un nouvel instrument de composition romantique (Manufacture de Grandes Orgues Th. Kuhn de Maennedorf (ZH).

Le quatrième instrument est livré en 2006. L’orgue de 3 claviers (manufacture Saint-Martin SA à Chézard-Saint-Martin (NE) est inauguré en 2007. Le buffet Mühry de de 1806 est restauré. Une nouvelle galerie réalisée entièrement en bois accueille ce magnifique instrument reconstruit en 2012.

 L’église de Château-d’Oex fut sans doute la première de toute l’ancienne Gruyère, soit de la haute vallée de la Sarine en amont de Broc. Une première église paroissiale existait vers 1073 sous le vocable de Saint Donat. Elle dépendait du prieuré de Rougemont. Située apparemment près de la Villa-d’Oex, l’église fut reconstruite au début du XVe siècle sur la motte de l’ancien château comtal. Son affectation au culte réformé remonte à 1555.

Epargné par deux autres incendies qui ravagèrent le village en 1664 et 1741, le temple en juillet 1800 est atteint par le grand incendie qui détruisit le bourg. Toutes les parties en bois sont consumées, la charpente et les galeries intérieures doivent être reconstruites.

Reconstruit de 1801 à 1802, le temple est inauguré sur sa colline en décembre 1802, grâce au remarquable travail des tailleurs de pierre venus d’Italie. L’ancienne flèche est remplacée par un nouveau clocher de forme baroque tel que nous le connaissons aujourd’hui. 
En 1804, installation de l’horloge dans le clocher. La seule aiguille du cadran est toujours mû par une antique horloge à cage dans son état d’origine.

 

Filmées et enregistrées par Casimodo, vous pouvez voir et entendre les cloches de l’église de Château-d’Oex comme si vous étiez dans le clocher…

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Suite à l’incendie de 1800 qui détruit les quatre cloches existantes, la commune de Château-d’Oex s’adresse à l’Arsenal de Morges où l’on déposait d’anciennes cloches d’église en attendant leur refonte. Le doyen Bridel, pasteur en exercice, en choisit une datant de 1538. Une autre cloche est installée en 1807. Enfin, Abraham Favrod-Coune offre deux cloches coulées en 1905 et 1906 par la fonderie Perret à Lausanne. Le carillon d’antan est retrouvé.

Au mois d’août 1905, on pouvait déjà voir exposées dans la cour de la Fonderie Perret, à Lausanne, les deux nouvelles cloches destinées à l’église de Château-d’Oex. La maison Perret n’était pas spécialisée dans la fonte des cloches d’église. Cette inexpérience causa bien des déboires à M. Abram Favrod-Coune. Les deux cloches arrivèrent à Château-d’Oex le 25 octobre 1905, transportées de Lausanne par chemin de fer. Pour la petite cloche tout se passa sans encombre. Les déconvenues commencèrent lorsqu’il fallut hisser la grosse cloche. Quand tout fut en place, une grosse déception attendait le fondeur. Au premier essai de sonnerie de ce nouveau carillon, dont on attendait beaucoup, il fallut déchanter. La plus grande des nouvelles cloches n’avait aucune résonance et donnait des coups sourds et faux, comme si elle était fêlée. On ne pouvait donner comme responsable le généreux donateur, qui ressentit de ce mécompte un chagrin compréhensible. La conduite du fondeur était toute tracée, il n’avait qu’à remettre au creuset ce qui n’était qu’un vulgaire « toupin ». La fonderie Perret n’assuma pas la responsabilité d’une nouvelle expérience, elle confia la refonte de la cloche à la fonderie d’Estavayer. Il fallut attendre jusqu’en août 1906 avant de voir dans nos murs la cloche tant attendue.

… Le même soir, à 6 heures, la sonnerie a été essayée. Les trois aînées présentèrent d’abord au pays leur nouvelle sœur, puis elles se sont tues et la plus jeune a fait retentir sa voix grave  et sonore. Cette fois le donateur avait tout lieu d’être satisfait.  Une chose curieuse : cette cloche refondue , après les mésaventures dont nous venons de parler, ne porte pas comme sa sœur la signature de la Maison Perret de Lausanne. La « Fonderie d’Estavayer » par délicatesse sans doute, eu égard de la malchance de sa concurrente, a eu soin de ne pas citer sur le bronze le nom de sa propre raison sociale.